“Who’s the leader of the club that’s made for you and me”

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Lorsque j’ai vu la nouvelle image de couverture d’Arsenal sur les réseaux sociaux il y a quelques jours, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la fin de Full Metal Jacket.

Ces jeunes hommes qui repartent à la guerre en chantant ironiquement la chanson de Mickey Mouse, en défiance au système, et à leur Sergeant.

Who’s the leader of the club
That’s made for you and me
M-I-C-K-E-Y M-O-U-S-E

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À la fois, je me suis dit que c’était une belle image (et une belle photographie tout court), puisqu’elle inspirait l’idée d’un renouveau. Redresser la tête après une période difficile, et repartir au combat. Et à la fois j’ai trouvé ça sombre. Comme la fin du film de Stanley Kubrick, peut-être parce qu’il y avait là quelque chose d’illusoire. Représenter le renouveau sans rien changer peut, de fait, selon l’humeur, être perçu comme de l’auto-persuasion… Ou, au contraire, comme la preuve de plus d’un aveuglement certain.

Alors que cette première partie des huitièmes de finale de Ligue des Champions s’achève, Arsenal rentre de Munich avec un déficit quasiment insurmontable. Après une défaite 5–1, seule une victoire 4–0 permettrait aux hommes d’Arsène Wenger de passer cette marche pour la première fois depuis 6 longues années.

Et je repense à cette image.

Je ne peux m’empêcher d’y voir un parallèle frappant avec la situation actuelle d’Arsenal. Ces jeunes hommes qui ne croient plus en leur meneur, qui poursuivent mécaniquement leur route, sans conviction.